Flora D.

ECE

2003 EMLyon

Faire une prépa, l’idée ne s’est pas imposée tout de suite. A vrai dire, au premier trimestre de Terminale ES, je ne connaissais même pas l’existence de ces études.

Mon professeur d’éco m’a convaincue de présenter mon dossier. S’en est suivi une (rapide) réflexion sur la possibilité de faire cette période à Paris. J’ai choisi de rester dans ma région. Prépa CPGE, option ES, c’est donc au CIV que j’allais passer deux années scolaires.

Ma mémoire me joue souvent des tours : elle élimine d’elle-même les souvenirs désagréables. S’il me reste tant de traces de ces deux années au CIV, c’est parce qu’elles ont été positives.

Tout n’a évidemment pas été rose mais j’ai appris sur bien plus d’aspects que le côté uniquement scolaire.

15 ans plus tard (ouch, 15 ans…) je travaille dans le monde des ressources humaines et je mesure tous les jours à quel point les études façonnent les jeunes que je recrute. Faire une prépa, c’est apprendre à apprendre, savoir gérer ses priorités, se concentrer, s’exprimer avec précision à l’oral comme à l’écrit.

Evidemment je serais aujourd’hui incapable de faire une dissertation de philosophie ou de diagonaliser une matrice. Mais je peux débattre, défendre mes idées (en français comme en anglais) et je m’intéresse au monde qui m’entoure. Tout ne vient pas de la prépa, le caractère et les autres expériences comptent aussi, mais c’est un point de départ.

Mes amis d’école (j’ai intégré l’EM Lyon en 2003) qui ont fait les « grandes » prépas parisiennes ou lyonnaises ou toulousaines parlent de cette période avec douleur, comme deux ans de sacrifices. Je me souviens plutôt d’une équipe pédagogique aux petits soins, d’un cadre de travail idéal et de camarades solidaires.

J’ai par ailleurs gardé contact avec bon nombre d’entre eux. Nos parcours ont varié mais nous partageons ces deux années. J’ai même récemment rencontré par hasard à Paris un CIVien plus jeune de 2 ans, que je n’avais donc pas croisé. Nous avons très vite échangé nos nombreuses anecdotes.

On ne s’en rend pas forcément compte au moment où on le vit mais quand on prend un peu de recul, la prépa au CIV vous met dans les meilleures conditions pour réussir. Pas uniquement réussir votre concours, même si c’est évidemment l’objectif à court terme. Mais aussi réussir à construire le futur adulte qu’on va très vite vous demander d’être.