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La prépa, assurance tout-risque vers les grandes écoles

Article publié dans LE MONDE DE L'EDUCATION | 23.01.2016

 

A l’issue de deux années de travail acharné en prépa, les étudiants obtiennent leur récompense : ils sont presque assurés d’intégrer une grande école à l’issue des concours. On compte autant de places offertes aux concours des écoles d’ingénieurs que d’élèves en deuxième année de prépa et près d’un quart des écoles de commerce n’ont pas rempli leur promotion en 2015…

« Le système du concours est classant mais pas excluant », affirme Anne-Lucie Wack, présidente de la Conférence des grandes écoles (CGE). La CGE évoque « un parcours de réussite, sécurisé », avec un emploi à la clé. (...)

Chaque étudiant aurait donc sa place, en fonction de son profil, à condition d’avoir su venir à bout de la masse de travail en prépa. La croissance continue des effectifs des écoles, amorcée dans les années 1990, favorise cette mécanique de répartition, plutôt que de sélection. Entre 2007 et 2014, selon la CGE, les grandes écoles ont intégré 100 000 étudiants supplémentaires (soit une hausse de 36 %), en diversifiant notamment leurs voies de recrutement.

Du côté des écoles d’ingénieurs, pour répondre aux attentes du marché du travail, le nombre d’élèves a plus que doublé en vingt ans (passant de près de 58 000 en 1990 à plus de 124 000 en 2012). « Les besoins de l’économie se sont déplacés vers les fonctions d’expertise. Mais le vivier des scientifiques ne s’est pas suffisamment développé », estime Sylvie Bonnet, présidente de l’Union des professeurs des classes préparatoires scientifiques (UPS).

Il faudrait aujourd’hui former de 5 000 à 10 000 ingénieurs de plus par an, au dire de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI). L’augmentation du nombre d’étudiants joue-t-elle sur la qualité du recrutement ? Non, assure François Cansell, président de la CDEFI : « Les concours ont évolué, mais leur niveau reste le même. Pour preuve, les ingénieurs français trouvent rapidement du travail et sont recherchés à l’étranger. » Sylvie Bonnet confirme : « Chaque école maintient son degré d’exigence, en recrutant aussi à l'international » Quant aux prépas, elles se veulent réactives face aux mutations : « Lors de la réforme du lycée, par exemple, on a réfléchi pour s’adapter. C’est ce qu’on fait en permanence, en amont avec le second degré, en aval avec les écoles », déclare Sylvie Bonnet.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/education/article/2016/01/23/la-prepa-assurance-tout-risque-vers-les-grandes-ecoles_4852526_1473685.html#iM06HpgAmtmHd5e2.99

 

 


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